Petit monde logiciel

Fonction d’un processeur

Comment fonctionne un processeur ?

Le processeur est le cerveau de l’ordinateur. La mémoire vive lui envoie des instructions qu’il  lit, décode et exécute.

Appelé  également unité centrale de traitement ou CPU (pour Central Processing Unit en anglais), le processeur est le cerveau de l’ordinateur : c’est lui qui exécute les programmes informatiques. Physiquement, il prend la forme d’une puce électronique carrée, constituée de millions de transistors microscopiques. Dans la pratique, le processeur reçoit des informations sous la forme d’instruction de la part de la mémoire vive de l’ordinateur, qui reçoit elle-même les instructions d’autres éléments (disque dur, CD-ROM). Les données circulant entre les deux grâces à un canal de communication, appelé le bus.

Le processeur effectue les calculs qu’on lui demande, puis retourne les résultats à la mémoire vive. Une horloge rythme son travail : à chaque battement, une action. Plus la fréquence de l’horloge, mesurée en Hertz (HZ), est élevé, plus le processeur est rapide. Cadencé à 2 GHz, il abat ainsi 2 milliards d’opérations par seconde. Au coeur du processeur, on trouve quatre acteurs essentiels. Dans l’unité de traitement, l’unité arithmétique et logique (en anglais, Arithmétic And Logic Unit ou ALU) et l’unité de calcul en virgule flottante réalise les opérations mathématiques. On n’y trouve aussi le bloc de registre, une mémoire interne ultrarapide qui stocke diverses informations dont le processeur a besoin pour ses calculs. Dernier élément indispensable, l’unité de contrôle (en anglais, Control Unit ou CU). Elle décode les flux et surveillent le déroulement correct et au bon moment de toutes les opérations.

Grâce à cette architecture rudimentaire, le processeur peut traiter les instructions, c’est-à-dire les lires, les décoder et les exécuter. Des technologies complémentaires permettent d’accéléré le fonctionnement des processeurs, comme l’ajout de mémoire cache pour stocker les instructions fréquemment utilisées. Mais la vraie tendance aujourd’hui consiste à intégrer plusieurs coeurs dans une même puce afin de traiter les informations en parallèle, à l’instar des processeurs bis-coeurs du rayon 64 x2 Duo d’ Intel, largement répandus sur les ordinateurs actuels.

Trop de coeur ne rime pas avec meilleur

Le processeur est mis en avant par tous les constructeurs, avec une débauche de dénominations toutes plus obscures les unes que les autres, chaque fabricant optant pour sa propre terminologie.

Ici, un processeur AMD Athlon est mentionné, là un AMD, mais baptisé Phenom AMD X4. Sur d’autres prospectus, une machine équipée d’Intel Core  2 Duo ou encore Core 2 Quad. Nous avons même vu un logo Intel assénant ce slogan surprenant : « Core 2 Quad, Quad-Core, Sans égal ».

Comment s’y retrouver dans cette multitude d’appellations ? En fait, ces dénominations concernent différentes générations de processeurs – on parle aussi de puces multicoeurs, devenu la norme aujourd’hui. Mais sur certains, ce sont deux unités de calcul qui travaillait de concert ( Athlon 64 X2, Core 2 Duo) et sur d’autres, plus récent, ils sont au nombre de 4(Core 2 Quad, Phenom X4).

N’écartez pas systématiquement les ordinateurs équipés des plus anciens générations de processeurs que son l’ Atlhon 64 X2 pour AMD ou le Dual Core pour Intel. Ses premiers prix seront sans faiblesse faire tourner l’antivirus, très voraces sans ressources, et vous permettront en même temps d’effectuer d’autres activités comme le surf, la bureautique, etc. C’est plus à la fréquence d’horloge qu’il faut être attentif. Elle indique la vitesse à laquelle le processeur exécute les instructions. Entre deux processeurs de même gamme, privilégiez celui qui offre la séquence la plus haute. Ainsi, un Athlon X2 à 2,6 GHz aura de meilleures performances qu’un autre à 2 GHz.

Pour le moment, opté pour une machine  doté d’ un Core 2 Quad ou d’un Phenom X4 , des processeurs quadri-coeurs, ne constitue pas un avantage décisif . Ils ne peuvent démontrer leur supériorité que dans de rares cas, par exemple si vous voulez effectuer simultanément des tâches nécessitant de nombreux calculs (encodage de vidéo, création d’éléments en 3D, etc.), ou si vous utilisez des logiciels conçus pour tirer parti de ce type d’architecture. Pour l’heure, c’est seulement l’apanage de logiciels professionnels comme PhotoShop, par exemple.

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